Découverte du lycée > Historique

1 – Historique

1-1 fondation

Dans les années 70, il apparaît que l’établissement Germain Sommeiller de centre ville ne dispose plus des capacités d’accueil suffisantes. L’idée d’un quatrième lycée est lancée. Dès 1974, le préfet de Haute-Savoie, partisan du développement de l’enseignement technique, se montre favorable à une nouvelle construction dans l’agglomération annécienne. En 1978, le conseil général soutient le projet. En juin 1979, le choix se porte sur un terrain d’Argonay. Les travaux durent deux ans. L’établissement ouvre ses portes en septembre 1983, le gymnase en 84. La première année, on accueille 320 élèves. L’année suivante, leur nombre a plus que doublé : ils sont 720.

 

1-2 commémoration

La commémoration des 20 ans d’existence de l’établissement, en 2003, est l’occasion, au fil des manifestations (représentations, expositions) de faire le point et de revenir sur le passé. Tout le complexe scolaire a eu le temps de se développer et de s’adapter aux nouvelles conjonctures. L’entreprise éducation se concrétise par une transmission du savoir d’une génération à l’autre. Les élèves d’hier envoient désormais au lycée leurs propres enfants devenus grands. Mais nul n’oublie les fondateurs d’origine, ceux par qui l’aventure a commencé.

Le souffle qui passe cette année-là sur l’établissement inspire au Proviseur de l’époque des pistes pour l’avenir : «C’est là l’occasion de dresser un bilan sur le chemin parcouru, sur l’évolution du métier au sein d’une société elle-même mouvement, de réfléchir sur nos pratiques, nos valeurs, nos projets».


1-3 rénovation

Un vaste chantier de 3 ans permet la réfection globale des toitures de 2008 à 2011. Dans le même souci de réparation, les cuisines sont réaménagées, les murs, les sols et faux plafonds des bâtiments refaits et deux salles de sciences physiques restaurées. Il convient de mentionner aussi le cas du C.D.I. (centre de documentation et d’information) qui bénéficie d’une restructuration complète.

Durant la même période, un nouveau parking fermé est élaboré par la mairie d’Argonay pour compléter l’ancien, portant la capacité totale d’accueil à près de 270 places mises à la disposition des visiteurs, des enseignants et des élèves.

 

 

2 – Qui est Louis Lachenal ?

2-1 biographie

Cet alpiniste de renom naît le 17 juillet 1921 à Annecy où il s’occupe à gravir les montagnes des environs. Deux hommes vont changer le cours des choses : Lionel Terray, qui inaugure une succession de courses victorieuses en cordée, et Maurice Herzog avec qui il réalise le premier 8000 mètres au sommet de l’Annapurna. Mais, revers de la médaille, il a les pieds gelés et devra être amputé. Le 25 novembre 1955, il se tue en tombant dans une crevasse lors d’une descente à ski dans la Vallée Blanche.

 

 

 

2-2 Jean-Claude Lachenal, le fils

«Mon père, ce héros, était un homme juste, droit, franc, généreux : n’a-t-il pas réduit à néant son avenir et sa carrière en demeurant avec son compagnon jusqu’au sommet de l’Annapurna, pleinement conscient des risques qu’il prenait pour lui-même vu la progression implacable des effets du gel ? Il pensait en effet que le laisser poursuivre seul l’ascension finale le condamnait à ne plus pouvoir revenir.»

(Almanach des Pays de Savoie 2010 –N° 11, p. 54-)

 

2-3 Lionel Terray, l’ami fidèle

«Je peux contribuer, pour une modeste part à perpétuer le souvenir de celui qui fut le compagnon merveilleux des heures les plus ardentes de ma jeunesse et dont je ne crains pas de dire qu’il fut l’un des plus remarquables alpinistes de tous les temps. Comment évoquer avec des mots son regard perçant, empreint de la plus dure franchise, mais que venait à tout instant éclairer la flamme, parfois un peu malicieuse, d’une joie rayonnante ? Comment faire revivre avec de l’encre et du papier celui qui fut la vie même, tant il débordait de dynamisme, d’enthousiasme et de passion, et aussi d’une exubérance qui allait jusqu’à friser l’excentricité ?»

(Revue Jeunesse et Montagne N° 28 de septembre 1956)

 

 

3 – Visite guidée

3-1 salles de classe

La disposition des constructions (bâtiments de peu de hauteur –pas de 2ème étage- organisés selon un schéma angulaire) permet aux salles de classe d’être à la fois facilement accessibles et suffisamment éloignées les unes des autres pour éviter les encombrements. Elles sont en effet distribuées sur trois niveaux : un rez-de-terre, un rez-de-chaussée et un étage. On parcourt ainsi plus de couloirs que l’on n’emprunte d’escaliers et, malgré le nombre important d’élèves et de membres du personnel, on n’a jamais l’impression de foule au lycée, ce qui crée une ambiance générale propice au travail. Tout le monde y gagne ainsi en sérénité.

 

3-2 sols spécialisés

L’établissement dispose de vastes espaces d’apprentissage : pour le génie civil (formation aux métiers du bâtiment et des travaux publics), pour tout ce qui concerne le bois (avec des compétences diversifiées ; menuisier, agenceur, constructeur), pour les branches de l’électronique et de l’électrotechnique, de la maintenance, de la productique, de la mécanique, des sciences de l’ingénieur, espaces auxquels il faut ajouter les salles multimédia et les salles de sciences physiques.

Il convient en effet que la dimension des locaux soit adaptée aux différents corps de métier afin que chacun trouve la place dont il a besoin pour évoluer en totale sécurité, point sur lequel on accorde une attention toute particulière lorsqu’on utilise des outils et des machines, de la même façon que l’on veille au port de la tenue réglementaire en ces lieux.

 

3-3 internat et demi-pension

Composé de deux résidences, l’internat accueille les élèves (filles et garçons) du second cycle et de C.P.G.E. ainsi que les apprentis des baccalauréats professionnels. Des horaires aménagés leur permettent de toujours trouver portes ouvertes aux moments importants. On ne parle plus désormais de dortoirs, les locaux s’apparentant davantage à des espaces individuels sous forme de chambres à trois occupants. On s’initie à la vie collective et à l’autonomie, dans le respect d’autrui, en conciliant travail et distraction.

Deux salles de restaurant assurent les repas organisés en plusieurs services. Un système de cartes magnétiques en facilite l’accès. Les repas servis se veulent respectueux des normes diététiques (plans alimentaires et recommandations gouvernementales). Les aspects santé et développement durable se retrouvent aussi dans les assiettes par l’introduction régulière d’aliments issus de l’agriculture biologique locale. Des menus à thèmes viennent également agrémenter les choix proposés.

L’équipe de cuisine a su formuler et résumer avec des mots simples la théorie qu’elle applique chaque jour : «Il faut impérativement manger équilibré (crudités, légumes verts, laitages, fruits) de façon à développer ses capacités physiques et intellectuelles pour arriver à un maximum de concentration en classe et d’efficacité en sports.»

 

4 – Installations

4-1 matériel audiovisuel

La quasi-totalité des salles, en fonction de leur utilisation et des besoins, sont équipées : postes informatiques, vidéoprojecteurs, rétroprojecteurs, téléviseurs avec magnétoscopes, caméscopes et lecteurs de DVD. Des ordinateurs portables viennent compléter l’éventail informatique. Un inventaire est réalisé régulièrement pour répondre aux souhaits nouveaux et adapter les outils à l’évolution technologique. Mise en conformité et maintenance sont également assurées.

Un laboratoire fonctionne par ailleurs en permanence, destiné surtout aux professeurs de langues : «exit la vidéo-lecture, place à la salle multimédia relookée pour la circonstance, avec des postes-élèves et enseignants, avec écouteurs, imprimante et caméra de table».

Un tel matériel permet d’améliorer la qualité des cours et d’assurer la préparation aux examens dans les meilleures conditions possibles, en particulier pour les épreuves orales.

 

4-2 plateaux techniques

 

Il va de soi, vu l’ampleur et la diversité des enseignements assurés au lycée, qu’il serait fastidieux de dresser une liste exhaustive des appareils, des outils et du matériel dont se servent quotidiennement les personnels, les élèves, les apprentis, ne serait-ce que dans les domaines du bois