

Situé en Haute-Savoie, à Argonay -près d’Annecy-, le Lycée Louis Lachenal compte près de 30 ans d’existence. Son accès est facilité par sa position à un carrefour d’autoroutes, par la proximité de la gare S.N.C.F., sans parler de la desserte par bus et la mise en place d’un système performant de ramassage scolaire.
Il s’agit d’un établissement polyvalent. Il a en effet de multiples compétences et offre de nombreuses formations :
Ainsi, un élève qui entre en 2de dans l’établissement peut y mener à bien sa scolarité pendant une durée totale comprise entre 3 à 5 années : un menu à la carte qui s’apparente fort à une véritable tranche de vie.
Fiche d’identification
Lycée polyvalent public d’Argonay Date d’ouverture : septembre 1983 335 Route de Champ Farçon B.P. 38 Argonay 74372 Pringy Cédex Code établissement : 0740006ETéléphone : 04 50 27 20 96 Télécopie : 04 50 27 32 21 http://www.lycee-louis-lachenal.fr
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Organigramme (année 2010)Proviseur : M. Dominique Prosser Proviseur-adjoint : M. François Giraud Chef de travaux : M. Philippe Anthoine Gestionnaire : Mme Sylvie Ménard
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Effectifs (en 2010)Personnel : 220 Enseignants : 150 Administration : 20 Service : 50 Élèves : 1200 Internes : 370 Externes : 30 ½ pensionnaires : 80
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Dans les années 70, il apparaît que l’établissement Germain Sommeiller de centre ville ne dispose plus des capacités d’accueil suffisantes. L’idée d’un quatrième lycée est lancée. Dès 1974, le préfet de Haute-Savoie, partisan du développement de l’enseignement technique, se montre favorable à une nouvelle construction dans l’agglomération annécienne. En 1978, le conseil général soutient le projet. En juin 1979, le choix se porte sur un terrain d’Argonay. Les travaux durent deux ans. L’établissement ouvre ses portes en septembre 1983, le gymnase en 84. La première année, on accueille 320 élèves. L’année suivante, leur nombre a plus que doublé : ils sont 720.
La commémoration des 20 ans d’existence de l’établissement, en 2003, est l’occasion, au fil des manifestations (représentations, expositions) de faire le point et de revenir sur le passé. Tout le complexe scolaire a eu le temps de se développer et de s’adapter aux nouvelles conjonctures. L’entreprise éducation se concrétise par une transmission du savoir d’une génération à l’autre. Les élèves d’hier envoient désormais au lycée leurs propres enfants devenus grands. Mais nul n’oublie les fondateurs d’origine, ceux par qui l’aventure a commencé.
Le souffle qui passe cette année-là sur l’établissement inspire au Proviseur de l’époque des pistes pour l’avenir : «C’est là l’occasion de dresser un bilan sur le chemin parcouru, sur l’évolution du métier au sein d’une société elle-même mouvement, de réfléchir sur nos pratiques, nos valeurs, nos projets».
Un vaste chantier de 3 ans permet la réfection globale des toitures de 2008 à 2011. Dans le même souci de réparation, les cuisines sont réaménagées, les murs, les sols et faux plafonds des bâtiments refaits et deux salles de sciences physiques restaurées. Il convient de mentionner aussi le cas du C.D.I. (centre de documentation et d’information) qui bénéficie d’une restructuration complète.
Durant la même période, un nouveau parking fermé est élaboré par la mairie d’Argonay pour compléter l’ancien, portant la capacité totale d’accueil à près de 270 places mises à la disposition des visiteurs, des enseignants et des élèves.

Cet alpiniste de renom naît le 17 juillet 1921 à Annecy où il s’occupe à gravir les montagnes des environs. Deux hommes vont changer le cours des choses : Lionel Terray, qui inaugure une succession de courses victorieuses en cordée, et Maurice Herzog avec qui il réalise le premier 8000 mètres au sommet de l’Annapurna. Mais, revers de la médaille, il a les pieds gelés et devra être amputé. Le 25 novembre 1955, il se tue en tombant dans une crevasse lors d’une descente à ski dans la Vallée Blanche.
«Mon père, ce héros, était un homme juste, droit, franc, généreux : n’a-t-il pas réduit à néant son avenir et sa carrière en demeurant avec son compagnon jusqu’au sommet de l’Annapurna, pleinement conscient des risques qu’il prenait pour lui-même vu la progression implacable des effets du gel ? Il pensait en effet que le laisser poursuivre seul l’ascension finale le condamnait à ne plus pouvoir revenir.»
(Almanach des Pays de Savoie 2010 –N° 11, p. 54-)
«Je peux contribuer, pour une modeste part à perpétuer le souvenir de celui qui fut le compagnon merveilleux des heures les plus ardentes de ma jeunesse et dont je ne crains pas de dire qu’il fut l’un des plus remarquables alpinistes de tous les temps. Comment évoquer avec des mots son regard perçant, empreint de la plus dure franchise, mais que venait à tout instant éclairer la flamme, parfois un peu malicieuse, d’une joie rayonnante ? Comment faire revivre avec de l’encre et du papier celui qui fut la vie même, tant il débordait de dynamisme, d’enthousiasme et de passion, et aussi d’une exubérance qui allait jusqu’à friser l’excentricité ?»
(Revue Jeunesse et Montagne N° 28 de septembre 1956)
La disposition des constructions (bâtiments de peu de hauteur –pas de 2ème étage- organisés selon un schéma angulaire) permet aux salles de classe d’être à la fois facilement accessibles et suffisamment éloignées les unes des autres pour éviter les encombrements. Elles sont en effet distribuées sur trois niveaux : un rez-de-terre, un rez-de-chaussée et un étage. On parcourt ainsi plus de couloirs que l’on n’emprunte d’escaliers et, malgré le nombre important d’élèves et de membres du personnel, on n’a jamais l’impression de foule au lycée, ce qui crée une ambiance générale propice au travail. Tout le monde y gagne ainsi en sérénité.
L’établissement dispose de vastes espaces d’apprentissage : pour le génie civil (formation aux métiers du bâtiment et des travaux publics), pour tout ce qui concerne le bois (avec des compétences diversifiées ; menuisier, agenceur, constructeur), pour les branches de l’électronique et de l’électrotechnique, de la maintenance, de la productique, de la mécanique, des sciences de l’ingénieur, espaces auxquels il faut ajouter les salles multimédia et les salles de sciences physiques.
Il convient en effet que la dimension des locaux soit adaptée aux différents corps de métier afin que chacun trouve la place dont il a besoin pour évoluer en totale sécurité, point sur lequel on accorde une attention toute particulière lorsqu’on utilise des outils et des machines, de la même façon que l’on veille au port de la tenue réglementaire en ces lieux.
Composé de deux résidences, l’internat accueille les élèves (filles et garçons) du second cycle et de C.P.G.E. ainsi que les apprentis des baccalauréats professionnels. Des horaires aménagés leur permettent de toujours trouver portes ouvertes aux moments importants. On ne parle plus désormais de dortoirs, les locaux s’apparentant davantage à des espaces individuels sous forme de chambres à trois occupants. On s’initie à la vie collective et à l’autonomie, dans le respect d’autrui, en conciliant travail et distraction.
Deux salles de restaurant assurent les repas organisés en plusieurs services. Un système de cartes magnétiques en facilite l’accès. Les repas servis se veulent respectueux des normes diététiques (plans alimentaires et recommandations gouvernementales). Les aspects santé et développement durable se retrouvent aussi dans les assiettes par l’introduction régulière d’aliments issus de l’agriculture biologique locale. Des menus à thèmes viennent également agrémenter les choix proposés.
L’équipe de cuisine a su formuler et résumer avec des mots simples la théorie qu’elle applique chaque jour : «Il faut impérativement manger équilibré (crudités, légumes verts, laitages, fruits) de façon à développer ses capacités physiques et intellectuelles pour arriver à un maximum de concentration en classe et d’efficacité en sports.»
La quasi-totalité des salles, en fonction de leur utilisation et des besoins, sont équipées : postes informatiques, vidéoprojecteurs, rétroprojecteurs, téléviseurs avec magnétoscopes, caméscopes et lecteurs de DVD. Des ordinateurs portables viennent compléter l’éventail informatique. Un inventaire est réalisé régulièrement pour répondre aux souhaits nouveaux et adapter les outils à l’évolution technologique. Mise en conformité et maintenance sont également assurées.
Un laboratoire fonctionne par ailleurs en permanence, destiné surtout aux professeurs de langues : «exit la vidéo-lecture, place à la salle multimédia relookée pour la circonstance, avec des postes-élèves et enseignants, avec écouteurs, imprimante et caméra de table».
Un tel matériel permet d’améliorer la qualité des cours et d’assurer la préparation aux examens dans les meilleures conditions possibles, en particulier pour les épreuves orales.
Il va de soi, vu l’ampleur et la diversité des enseignements assurés au lycée, qu’il serait fastidieux de dresser une liste exhaustive des appareils, des outils et du matériel dont se servent quotidiennement les personnels, les élèves, les apprentis, ne serait-ce que dans les domaines du bois et du génie civil. Certaines machines, à commande numérique par exemple, et que beaucoup d’entreprises admirent, constituent toujours une source d’attraction lors des visites organisées dans l’établissement, à l’occasion des journées portes ouvertes en particulier. Des véhicules viennent compléter la panoplie des moyens mis à disposition des utilisateurs.
Direction les vestiaires. Le temps de se mettre en tenue et l’on se rend au gymnase, de type C, c’est-à-dire d’une superficie suffisante pour pratiquer, entre autres, des sports collectifs de petit terrain, comme le basket, le hand, le volley. Largement de quoi s’occuper donc, sans même avoir besoin de quitter l’enceinte du lycée. On apprécie beaucoup également la salle de musculation, pour se dépenser tout en soignant son look. Si le temps le permet, on utilise sans retenue le stade stabilisé, au sol renforcé pour résister aux érosions ou aux effets du gel. Là, tout à loisir, on peut se livrer, en particulier, à des courses de vitesse ou d’endurance. Puis, retour aux vestiaires pour prendre une bonne douche, et la journée suit son cours.
Outre les sorties organisées au théâtre (plusieurs représentations annuelles sur Annecy centre Bonlieu), les voyages linguistiques (à Barcelone dernièrement ou aux U.S.A. par le passé pendant une douzaine d’années consécutives), il est bon de mentionner des échanges fructueux dans le cadre de projets plus ambitieux (avec le Canada, par exemple, pour le bilan carbone en 2009) ou des séjours à vocation humaniste, comme au Mali en 2007, au Maroc et au Burkina Fasso en 2008.
Un ciné-club fonctionne en outre dans la grande salle de réunion et attire beaucoup d’amateurs du septième art. La tenue d’un journal rencontre aussi un vif succès puisqu’il conduit les auteurs d’articles à être publiés, sans limitation de durée, dans des revues d’informations locales et même nationales.
Des opérations plus spectaculaires valent par ailleurs à l’établissement la une des journaux et l’honneur des médias, avec, comme exemple, le palmarès 2008 au niveau national : 1er lycée à la coupe robotique retransmise par la chaîne M6, 1er lycée au concours «Faites de la science» et 1ère place au «défi compagnons».
Des étudiants assurent même désormais, lors de galas publics de grande envergure, les chorégraphies lumineuses, mettant ainsi en œuvre, sur le terrain, leurs compétences en systèmes électroniques.
L’A.S. est particulièrement active au lycée et obtient de bons résultats, au niveau académique certes, mais aussi à l’échelon national : classements honorables lors du cross, lors du championnat d’athlétisme par équipes, lors du raid nature qui propose des épreuves originales et variées (descente en rappel au Semnoz, circuit de V.T.T., parcours jalonné et course d’orientation, Kayak sur le lac). Les filles, pourtant sous-représentées en enseignement technique, tirent également leur épingle du jeu de façon très honorable.
Une section rugby se met en place en 2008 et participe, dès sa première année, aux championnats de France U.N.S.S. (Union Nationale du Sport Scolaire) à Villeneuve-sur-Lot (rugby à XIII) où elle se hisse, en partenariat avec les lycées d’Annecy, à la 5ème place.
Avec cette innovation, la compétition connaît donc un franc succès. Les disciplines concernées changent au fil des ans, on a connu le football ou la natation, on a actuellement le hand-ball, le badminton… Succès identique pour les activités proposées au sein même du lycée : tir à l’arc, musculation, volley, V.T.T., athlétisme…
Des campagnes de sensibilisation sont régulièrement organisées pour inviter les jeunes à maîtriser leur comportement : contre l’alcool, le tabac, et autres dépendances, sur les risques de la circulation routière, sur le respect des biens et des personnes : «On ne se respecte soi-même que si l’on respecte autrui et l’on ne fait pas chez les autres ce que l’on ne fait pas à la maison. Les auteurs de dégradations songent-ils un seul instant qu’ils s’en prennent au matériel d’éducation destiné à assurer leur propre réussite scolaire et professionnelle ?».
L’établissement est par ailleurs résolument engagé dans l’éducation au développement durable, au titre de lycée pilote, avec tout le cortège d’interventions que cela implique chaque année.
Enfin, on conduit diverses actions d’information en direction des jeunes filles, encore trop peu nombreuses dans le technique, alors que toutes les formations proposées leur sont accessibles, y compris dans le bâtiment. On leur accorde également la plus grande attention parce que l’expérience de la mixité fait aussi partie de l’éducation à la citoyenneté.
La demi-pension, qui nous évite de rentrer chez nous à midi, propose de bons repas, copieux et variés. Le système du self permet à chacun de se servir rapidement et librement. Au réf, on s’éclate un max ! On retrouve les copains dans un lieu convivial, lumineux et spacieux. L’ambiance chaleureuse s’apparente à une halte au milieu d’une journée de cours. On se sent à l’aise pour recharger ses batteries.
L’internat, dans un environnement agréable, libère des contraintes liées à l’éloignement du domicile. L’aménagement des lieux préserve la quiétude de tout le monde. Des échanges s’instaurent avec le personnel éducatif et, ce que l’on perd un peu dans son petit confort personnel, on le retrouve dans les relations de confiance qui s’installent de voisin à voisin. On se fend la poire avec les potes. On acquiert ainsi à la fois de la confiance en soi et une plus grande autonomie.
Les transports scolaires présentent de nombreux avantages : ils établissent un itinéraire qui limite la durée du trajet, ils offrent des places confortables pour un coût plutôt modeste. Ils nous acheminent à destination en totale sécurité et en toute tranquillité. Les parents peuvent ainsi laisser leur véhicule au garage. Le car devient un lieu de détente et de repos avant le début des cours. Nous avons tout loisir pour bavarder, lire, réviser les leçons. Et le chauffeur, trop la classe !
Le stage en entreprise représente à mes yeux une pause au niveau scolaire : il permet de varier les activités grâce à l’alternance entre école et domaine professionnel, ce qui correspond d’ailleurs à la réalité concrète des choses. Ensuite, lorsqu’on revient en classe, on éprouve un certain plaisir à retrouver les habitudes et le quotidien. Il est très enrichissant de travailler pour le compte d’un patron. Jour après jour, on suit une formation intéressante et une complicité s’instaure entre le tuteur et l’apprenti. On se rend compte alors de la difficulté de tenir un emploi, et les autres salariés regrettent de ne pas en avoir pris conscience plus tôt. On ouvre alors les yeux dans tous les domaines. On comprend tout : ce que l’on fait, c’est pour soi-même et non pour les parents ou d’autres personnes. On apprend un vrai métier qui débouche sur la vie active. On acquiert un certain savoir-faire, comme dirait le chef d’atelier. On sait ce que l’on fera plus tard et l’on sait aussi ce que l’on ne veut surtout pas faire. On prend confiance en soi et l’on repart d’un bon pied. Au fur et à mesure que l’on avance, on devient de plus en plus autonome, on accède à l’indépendance, et pas seulement dans le monde professionnel. Ainsi, le stage, un truc de malade qui déchire grave, nous met en face de la réalité sans pour autant nous couper de nos études.
Un métier, c’est pour la vie. On ne le choisit pas sur un coup de tête. Il faut bien étudier tous les critères : débouchés, contraintes, rémunérations, plaisirs que l’on en retire… Il y a tellement de professions, alors autant opter pour celle où l’on est heureux de partir le matin et triste de revenir le soir. Au début, je voulais reprendre la ferme de mes parents pour devenir agriculteur-éleveur. Une situation idéale : main dans la main avec ma copine, dans un cadre idéal, en gagnant juste ce qu’il faut pour profiter de l’existence. Et puis, un jour, j’ai pensé à la menuiserie. Bien sûr, on doit souvent porter de lourdes charges et courir quelques risques. Mais l’odeur du bois gratiné qui parfume un atelier et la beauté des objets fabriqués me donnent envie de me lever tôt. Après mon apprentissage, j’envisage d’exercer la fonction de moniteur de ski et de travailler comme menuisier le reste de l’année. Je rêve aussi de partir loin, plus loin, très loin, pour monter ma propre entreprise. J’aimerais vivre au Canada et bâtir ma maison. Je m’installerai au milieu d’une forêt, dans une petite clairière. Je construirai moi-même mon chalet avec des rondins que je couperai sur place. L’intérieur sera en vieux bois pour créer une ambiance chaleureuse et familiale. Dans le salon, j’installerai de grandes baies vitrées qui s’ouvriront sur des terrasses avec une vue superbe sur les lacs et les montagnes. J’ai trouvé une association qui s’occupe des projets des jeunes motivés. Date du départ : bientôt.
(Photo ART DIA)
Régis Déperraz